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France

Comment bien nourrir son chat ?

La nature carnivore du chat : la respecter pour améliorer

son bien-être et sa santé

Le chat a remplacé le chien comme animal de compagnie préféré de nos contemporains. On compte aujourd’hui environ 13 millions de chats en France et l’espérance de vie des chats n’a jamais été aussi longue : elle a augmenté de 18 mois entre 2006 et 20141. Pour que nos chats vieillissent en bonne santé, il est primordial de veiller à les nourrir tout au long de leur vie en respectant leurs besoins fondamentaux.

Plus de 8 possesseurs de chats sur 10 donnent exclusivement des aliments préparés (croquettes, boîtes, barquettes, sachets fraîcheur…) à leurs chats1. Les ventes d’aliments pour chats s’effectuent à 80 % en grandes surfaces alimentaires2 mais les conseils donnés par les vétérinaires doivent pourtant être privilégiés : nourrir un chat avec un aliment de qualité, correspondant à son état de santé et son mode de vie, peut améliorer son bien-être à long terme. 

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Le chat est un « hypercarnivore »

D’après la conférence animée le 29 septembre 2016 à Bordeaux par Charlotte Devaux, Docteur vétérinaire et spécialiste en nutrition vétérinaire

Quand il a le choix, un chat va spontanément vers un aliment riche en protéines. Ce comportement montre que l’instinct qui le pousse à chasser et à consommer des proies riches en en protéines est toujours bien présent ! Une souris contient en effet moins de 3 % de glucides (ou sucres) et peu de graisses.

En consommant entièrement ses proies, le chat fait aussi « provision » d’acides gras (abondants le système nerveux), de vitamines (présentes dans les viscères) et de minéraux (constituant les os) qui lui sont indispensables.

Un chat a besoin d’un régime hyperprotéique : il ne sait pas économiser les protéines quand elles se font rares. Contrairement au chien, il ne peut pas compenser un déficit en protéines en utilisant des glucides. C’est en effet avec les protéines qu’il produit l’énergie nécessaire chaque jour. Un déficit en protéines peut donc s’installer très vite chez un chat, lorsque son régime est déséquilibré…

 

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Des protéines en abondance : de multiples bienfaits pour les chats 

Lorsqu’un chat est nourri avec un régime très riche en protéines, cela favorise le maintien de la bonne santé.


Meilleur contrôle du poids

Le poids moyen d’un chat est de 4 kg mais 1 chat sur 3 pèse au moins 5 kg. Le taux élevé de stérilisation (environ 80 %) s’accompagne d’une tendance à l’obésité, d’autant plus que 25 % des chats vivent en appartement, sans possibilité d’activité physique1. Après la stérilisation, le risque de prise de poids est multiplié par 3 et les chats mâles doivent être particulièrement surveillés3. Attention, un chat qui gagne 500g grossit autant qu’un Homme qui prend 10 kg ! Si un chaton est stérilisé au moment de la puberté, avant la fin de sa croissance, il est indispensable de modifier son alimentation afin d’éviter toute prise de poids excessive, tout en couvrant les besoins liés à la croissance.
Un régime hyperprotéique favorise l’entretien de la masse musculaire, qui consomme plus d’énergie que les réserves graisseuses. Plus le chat est musclé, plus il brûle de calories et moins il a tendance à stocker du gras superflu ! D’autre part, les protéines favorisent l’installation de la satiété et aident le chat à réguler de lui-même son appétit. Ce type de régime convient donc très bien aux chats stérilisés et sédentaires4

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Maintien de la santé urinaire

Nombreux sont les chats qui souffrent de calculs urinaires ou de cystite (inflammation de la vessie) liée à l’anxiété. Un des moyens les plus simples de limiter la formation de calculs est de les encourager à boire et à éliminer ! P
lus un chat boit, moins sa vessie risque d’être agressée par des substances irritantes contenues dans l’urine.
Une alimentation hyperprotéique augmente significativement la consommation d’eau et le volume urinaire produit par le chat. L’urine est plus diluée et les calculs ont moins de chances de se former dans les voies urinaires. Un régime riche en protéines est très bien toléré par le chat, tant que le reste de la ration est équilibrée et que le chat peut boire à volonté. Contrairement à une idée fausse, les protéines ne « fatiguent » pas les reins ; aucune étude n’a jamais montré de lien avec le développement d’une quelconque maladie rénale.

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Une alimentation hyperprotéique procure de nombreux autres avantages au chat : la santé de la peau et la beauté du pelage sont favorisées, le chat est mieux capable de se défendre contre les agents infectieux, le risque de mauvaise digestion des glucides est plus limité puisque l’aliment contient peu de glucides, stabilisation de la glycémie etc.

 

Un besoin protéique longtemps sous-estimé

Pour savoir si le niveau de protéines d’un aliment pour chat est suffisant, il est souhaitable d’observer l’évolution de la masse maigre (soit la masse musculaire).

Une étude récente a montré que, pour un chat stérilisé, il fallait apporter au moins 5,2 à 6 g de protéines/kg pour conserver la masse maigre intacte. Ainsi, un chat de 5 kg a besoin de consommer au moins 26g de protéines par jour. (Rapporté à l’énergie consommée, cela revient à fournir 87 g à 104 g de protéines pour 1000 kcal ingérées.)5

Apportez-vous à votre chat la quantité de protéines dont il a besoin ?

Cliquez ici pour calculer les apports en protéines

Si ce chat reçoit un aliment acheté en supermarché, il ne recevra en moyenne que 22 g de protéines par jour, soit un déficit de 15 % par rapport à son  besoin minimal6. En revanche, s’il est nourri avec Veterinary HPM® Adult Neutered Cat, il consommera 32g de protéines par jour, soit une marge de sécurité de 23 % par rapport à son besoin minimal ! Cela permet de couvrir les besoins de tous les chats, même ceux qui ont des besoins plus importants, tels que les chats à poil long !

Beaucoup d’aliments pour chats contiennent une teneur importante en céréales et amidon. L’amidon en excès conduit au stockage de graisse, et donc au surpoids ; il peut aussi engendrer des troubles digestifs car l’organisme du chat le digère mal. Pour une bonne tolérance, il est recommandé de ne pas apporter plus de 25 % de l’énergie sous forme de glucides7.
Une alimentation adaptée à la nature carnivore du chat peut aider à le maintenir en bonne santé plus longtemps.

 


     Quelques conseils pratiques

  • Un chat doit pouvoir étaler sa consommation alimentaire sur 24 heures : il mange spontanément par petites quantités et il doit donc pouvoir manger à volonté (en contrôlant quand même la quantité totale consommée par jour !).
  • De l’eau fraîche doit être disponible en permanence (renouvelez-la tous les jours). Pour encourager un chat à boire, il est conseillé de lui proposer plusieurs points d’eau dans la maison et dans le jardin.
  • Si vous changez l’alimentation de votre chat, faites le progressivement : substituez l’ancien aliment par le nouveau, en augmentant peu à peu la part du nouveau par rapport à l’ancien. Etalez la transition sur 7 à 10 jours.

 

Sources

1.     FACCO/TNS-SOFRES. Résultats des enquêtes bisannuelles : enquête 2014 sur un échantillon de 14 000 foyers français - www.facco.fr/IMG/pdf/PAFF2014_-_communique_de_presse.pdf 
2.     Leforestier E. Le chat sur toutes les gammes. Petmarket magazine, avril 2017: 15-21.
3.     Courcier EA, et al. Prevalence and risk factors for feline obesity in a first opinion practice in Glasgow, Scotland. J Feline Med Surg 2010; 12: 746-753.
4.     Nguyen P, et al. High protein intake affects lean body mass but not energy expenditure in nonobese neutered cats. J Nutr 2004; 134 : 1084S-2086S.
5.     Laflamme D et al. J.Féline Med Surg 2013 ;15 : 691-697
6.     Comparaison réalisée en 04/17 en France sur la base d’une sélection d’aliments physiologiques secs pour chats adultes stérilisés vendus en circuit grand public.
7.     Blanchard G. Alimentation du chat, carnivore de compagnie. Pratique Vet 2015 ; 50 : 640 -644

 

 

Choisir un aliment adapté pour son chat

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