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Médicamentation : soigner mon cheval non retiré de la consommation

Bien que le cheval soit considéré par la majorité des propriétaires et des cavaliers comme un animal de compagnie, il conserve en France dans les textes réglementaires le statut d’animal de rente.

Par défaut, tout cheval est donc possiblement destiné à la consommation humaine.

Comment soigner un cheval non retiré de la consommation ?

La réglementation des traitements médicamenteux pour les chevaux non retirés de la consommation humaine vise à garantir la qualité et la salubrité des produits alimentaires issus du cheval abattu, dans un souci de santé publique.

Respect du temps d’attente

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L’objectif est de s’assurer que si l’animal a reçu un traitement, on ne retrouvera aucune trace de cette substance dans la viande après son abattage. Le législateur définit donc pour chaque médicament autorisé et chaque espèce animale, une limite maximale des résidus (LMR) qui est le délai nécessaire à l’élimination des résidus médicamenteux dans la viande.

On parle généralement du « temps d’attente » à respecter après l’administration du traitement avant de pouvoir envoyer l’animal à l’abattoir. Ce temps d’attente doit être inscrit par le vétérinaire a minima sur l’ordonnance.

L’AMM et les substances essentielles

Pour les chevaux non retirés de la consommation humaine, seuls les médicaments disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans l’espèce équine sont autorisés.

Il existe toutefois une liste de 88 « substances essentielles » pour la santé des équidés qui dérogent à cette règle. Il s’agit de substances sans LMR, utilisables avec un délai d’attente imposé de 6 mois.

S’il les utilise, le vétérinaire doit donc sortir l’animal de la filière bouchère pendant 6 mois. Pour ce faire, il remplit le feuillet médicamenteux (partie III) du document d’identification et notifie cette exclusion temporaire dans la base SIRE (Système d’information relatif aux équidés).

Comment retirer un cheval de la consommation ?

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Il est évidemment possible de retirer définitivement un cheval de la consommation humaine.

Le propriétaire (ou le détenteur) de l’animal doit alors remplir la partie II du feuillet relatif aux traitements médicamenteux. Il faut ensuite enregistrer ce choix dans la base du SIRE. Il s’agit d’une décision irréversible.

Par ailleurs, l’administration par le vétérinaire de certains médicaments sans LMR et n’appartenant pas à la liste des substances essentielles, entraîne de fait une exclusion définitive du cheval de l’abattage. Le vétérinaire a alors l’obligation de remplir le feuillet II du livret mais également la basa SIRE. C’est le cas avec une substance très fréquemment utilisée en médecine équine : la phénylbutazone.

Les substances dopantes

Les équidés sont également visés par une réglementation sur le dopage. En effet, l’utilisation de substances dopantes est interdite chez les chevaux de course ou de sport, puisque le dopage s’apparenterait à une tricherie sur les paris.

Ainsi, les chevaux de sport, qui participent à des compétitions, sont contrôlés au même titre que les athlètes humains.

La réglementation anti-dopage

Toute substance qui pourrait modifier les performances sportives du cheval est considérée comme dopante. C’est le cas des anti-inflammatoires (corticoïdes et Anti Inflammatoire Non Stéroïdien), des anabolisants, des médicaments ayant une action sur le système cardiovasculaire ou sur le système nerveux etc.

Certains médicaments qui paraissent « inoffensifs » au cavalier peuvent entraîner un contrôle antidopage positif, comme certains médicaments de phytothérapie à base d’harpagophytum ou de valériane par exemple.

Ces médicaments ne sont pas définitivement interdits d’utilisation chez les chevaux de course ou de sport, mais ils ne doivent pas être utilisés à l’entraînement ou en compétition.

Les procédures de contrôle

Les contrôles n’obéissent pas aux mêmes règles en course et en sport, mais il faut retenir que des prélèvements effectués sur les chevaux (urine ou sang) permettent de mettre en évidence des traces même infimes de substances interdites. Le cheval est alors dit « positif ». Les contrôles sont quasi systématiques en course et chez les chevaux de sport participant aux compétitions internationales. Ils sont plus aléatoires en compétition nationale mais restent tout à fait possibles.

Parfois, le dopage est involontaire (contamination par l’alimentation, par un seau destiné à un autre cheval…) mais le cheval reste considéré comme dopé et son entraîneur, cavalier... sanctionnés.

Les délais d’attente

Les délais d’élimination d’une substance donnée étant très variables d’un individu à l’autre, on veillera en cas de doute à réaliser un test spontané avant d’engager tout cheval ayant reçu une médication.

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