Le nombre de poulaillers familiaux ne cesse d’augmenter en France. Plaisir visuel lié aux poules d’ornement, production d’œufs, recyclage des déchets, les raisons d’acheter des poules sont très diverses !
A retenir : il existe près de 50 races de poules en France et les races à privilégier dépendent de l’objectif !
Dans le poulailler, il faut au moins 1 m2 par poule. Sa construction relève des mêmes règles d’urbanisme qu’un abri de jardin. Il faut se conformer au plan local d’urbanisme.
Au-delà de 20 m² au sol, demandez un permis de construire. Une poule doit pouvoir s’aérer, marcher et gratter le sol. Prévoyez donc un grand enclos autour du poulailler. Les poules sont assimilées à des animaux de compagnie si elles sont moins de 50 et que les œufs ne sont pas vendus. Aucune déclaration n’est en principe requise. Il est cependant conseillé de s’informer en mairie à propos des contraintes relatives aux nuisances sonores, au stockage du fumier (> 35 m d’une habitation), etc.
Un poulailler est évidemment mieux toléré en zone rurale qu’en zone urbaine. Dans un lotissement, le règlement intérieur peut interdire ou limiter l’installation d’un poulailler.
Avoir des poules chez soi exige de leur fournir un poulailler pour les abriter.
Un poulailler en bois est esthétique et facile à installer mais il faut le traiter régulièrement contre les intempéries et les parasites (ex : poux rouges). Surélevez bien le poulailler pour éviter l’humidité, très néfaste aux poules. Le toit doit être solide et imperméable; n’utilisez pas la tôle qui garde trop la chaleur. Il existe également des structures en plastique simples à nettoyer et robustes (paille, copeaux…) que vous veillerez à maintenir propre pas un contrôle régulier.
Le poulailler doit être très bien protégé contre les prédateurs : un crochet doit pouvoir sécuriser la trappe de fermeture. Par précaution, posez du grillage sur les trous d’aération. Si le sol de l’abri est en bois, recouvrez de plaques de lino pour simplifier le nettoyage. En termes de disposition, si possible positionner le poulailler de manière à profiter de zones d’ombre en été afin d’éviter des températures trop élevées.
Les poules se perchent pour se reposer en sécurité et le perchoir constitue donc un élément clé pour leur bien-être. Un tasseau de bois à section rectangulaire et à angles arrondis fait l’affaire. La largeur doit être suffisante pour permettre aux poules de poser leurs pattes à plat. Prévoyez 1 m de perchoir pour 3 à 5 poules et installez le à 40-50 cm du sol.
Les poules aiment pondre dans la pénombre, à l’abri des regards indiscrets. Proposez leur des cagettes en balsa ou des caisses de rangement en plastique, garnies d’une litière confortable. Un pondoir mesurant environ 40 x 30 x 30 cm suffit même aux plus grosses poules. Fixez le pondoir sur un support pour éviter de vous baisser en ramassant les œufs.
Avec l’expérience, vous connaîtrez les emplacements que les poules préfèrent et vous ajouterez /enlèverez des pondoirs lorsque des poules couvent. Concernant ces dernières, elles peuvent parfois interdire l’entrée du poulailler aux autres poules lors de la couvée. On fera attention à prévoir des pondoirs annexes évitant ces prises de bec.
Certains chiens et chats apprennent à respecter les poules, d’autres ont du mal à réfréner leur tempérament de prédateur. Soyez prudents et surveillez vos animaux attentivement, surtout au début de la cohabitation. N’oubliez pas que les poules sont très sensibles au stress : même derrière un grillage, elles vivront mal le fait d’être exposées à un chien ou un chat qui a un comportement menaçant à leur égard.
Si l'on ne veut pas qu'une poule couve, il faut à heure régulière dans la matinée retirer l'œuf qu'elle vient de pondre. Le ramassage doit être quotidien. Il n'est pas conseillé de laisser des œufs plusieurs jours dans le nid car cela incite la poule à couver. Dès que les poules ont quitté le nid pour aller se nourrir, il faut leur en bloquer l’accès jusqu’en fin de journée.
La poule a un régime alimentaire omnivore; elles consomment aussi des graines. Les poules n’ayant pas de dents, elles possèdent un gésier bien développé qui va avoir la même fonction. Cet organe très musculeux va permettre de broyer les graines ingérées. La consommation de graviers, stockée dans le gésier, va permettre de renforcer cette action de broyage.
Oui c'est possible, tout dépend de la surface qui leur est réservée. En extérieur, on compte 4 m² par poule, l’idéal étant de faire des rotations sur le parcours. Il faudrait pouvoir partager le jardin en deux, pour limiter la charge parasitaire du sol et laisser le temps à l’herbe de repousser.
Il faut essayer de réduire le nombre de poules par groupe, écarter le sujet dominant et les animaux blessés. Il faudra désinfecter les plaies et prévoir un rendez-vous avec le vétérinaire si les lésions sont importantes. Le propriétaire doit s’assurer du nombre suffisant de mangeoires, abreuvoirs, nids et perchoirs. On pourra essayer de réduire également l’intensité lumineuse dans les poulaillers et diversifier l’alimentation.
Les poules grâce à leur plumage sont bien résistantes au froid (même aux températures négatives), mais pas aux courants d'air ni à l'humidité. Il faut veiller à leur mettre de la paille propre et sèche dans un petit poulailler fermé. La chaleur sera concentrée en hiver, et il faudra prévoir des ouvertures pour ventiler en saison chaude.
Selon la race une poule peut pondre entre 150 à 300 œufs/an. Certaines poules naines ne pondent pas plus de 50 œufs par an. Les poules sont de bonnes pondeuses jusqu’à leurs 2 ans, puis la ponte diminue progressivement. A la fin de l’été ou au début de l’automne quand les jours raccourcissent, la mue se déclenche et la ponte s’arrête, cela peut durer plus de 6 semaines. Une poule en mue ne pond plus, c’est normal.
Suivant la race, une poule peut pondre à partir de 18-20 semaines. La ponte sera maximale la première année, diminuera un peu la seconde année, puis progressivement la poule pondra de moins en moins.

