Souvent pratiqué de manière saisonnière, le traitement antiparasitaire externe de votre animal peut désormais s’envisager autrement et surtout, toute l’année !
Puces et tiques en hiver ? C’est désormais possible et même fréquent, surtout pour les puces. La saisonnalité du traitement antiparasitaire externe (APE) n’a donc plus forcément lieu d’être.
A la question « pourquoi ces hôtes indésirables de vos chiens et chats sont-ils davantage présents toute l’année ? », la réponse est plurielle. Plusieurs facteurs expliquent en effet leur « survie » à une saison qui n’est pourtant pas la plus adaptée à leur cycle biologique.
Les tiques, les puces et les insectes volants sont sources de nombreuses nuisances pour les chiens et les chats. Leurs piqûres sont douloureuses et surtout, tous ces parasites peuvent transmettre des maladies. Des traitements préventifs réguliers sont nécessaires pour éviter l’infestation par les parasites externes.
Les puces sont sources de démangeaisons parfois très intenses et peuvent aussi transmettre des vers digestifs aux animaux (ex : Dipylidium caninum). De plus, s’il attrape des puces, votre chien ou votre chat risque de contaminer durablement la maison. Les œufs de puces tombent sur le sol et donnent naissance à des larves qui vont se cacher un peu partout.
La température des habitations pendant l’hiver permet la réalisation du cycle biologique des puces, c’est-à-dire la transformation des œufs en larves puis en adultes.
En effet, à 27° C, la température optimale pour le cycle d’une puce, la totalité du cycle se déroule en 15 à 16 jours. A 19° C, qui est plus ou moins la température dans les habitations, le cycle nécessite une trentaine de jours mais il se réalise quand même.
Les puces parasitent les chiens et les chats toute l’année. Lorsqu’ils ingèrent des puces qui les démangent, ils peuvent être contaminés par un petit ver digestif (Dipylidium caninum). Les puces participent aussi à la transmission aux chats d’une bactérie responsable de la maladie des griffes du chat (ou bartonellose), une infection parfois contractée par les personnes ayant été griffées.
Dipylidium caninum est un ver plat, parasite interne du chien et du chat. Fait rare pour un tel agent pathogène, il est transmis par un ectoparasite, la puce. Il vit dans l'intestin des chiens et des chats. Il fait partie de la catégorie des vers plats, une famille qu’on qualifie souvent de ténia bien que les Taenia soient une catégorie de vers plat particulière. Son corps est donc aplati et composé de segments qui se détachent au cours de sa croissance et sont éliminés dans les selles des carnivores domestiques. Ces anneaux sont mobiles quand ils viennent d’être éliminés et souvent détectés de cette façon par les propriétaires d’animaux.
Ingestion par une puce
Ces segments contiennent les œufs des vers. Pour devenir infestants, ils doivent être ingérés par une larve de puce, fréquente dans l’environnement d’un animal parasité. La puce devient alors le vecteur de Dipilydium et le transmet à un animal quand celui-ci ingère la puce, ce qui est fréquent quand il se mordille pour se gratter.
Il occasionne des signes cliniques assez discrets, comme des démangeaisons anales qui se traduisent par le signe du traîneau. Le traitement passe donc par la vermifugation des animaux parasités. Cette dernière doit être couplée à un traitement contre les puces.
La lutte contre Dipylidium est donc à la fois directe, contre le ver, et indirecte, avec un traitement antiparasitaire externe.
La contamination humaine, bien que possible, est très rare (il faudrait avaler une puce...). Le pouvoir pathogène de ce ver chez l’animal reste également assez faible.
Les morsures de tiques sont susceptibles de s'infecter et surtout, les tiques peuvent transmettre plusieurs maladies graves aux animaux : la piroplasmose, l’ehrlichiose, la borréliose de Lyme…
Les tiques vivent dans la végétation et se fixent sur les animaux qui passent à leur portée. Les tiques transmettent une maladie pouvant être mortelle pour le chien, la babésiose (ou piroplasmose). Les tiques sont aussi impliquées dans la diffusion de l’ehrlichiose canine, une affection bactérienne qui sévit dans le sud de la France.
La maladie de Lyme (ou borréliose) est une maladie responsable de troubles neurologiques et articulaires chroniques qui touche l’Homme mais aussi le chien (plus rarement le chat).
Chez certaines espèces, et notamment Dermacentor reticulatus, si le cycle biologique est ralenti en hiver, il peut se poursuivre si les températures sont clémentes.
Ce phénomène est majoré par le comportement des chiens et des chats qui ont tendance à chercher les sources de chaleur (radiateurs, cheminées...), encore plus propices à un développement rapide des parasites.
Les phlébotomes sont des insectes volants présent en particulier dans les régions méditerranéennes. Ils sont les vecteurs d’une maladie très grave pour les chiens (et parfois l’Homme), la leishmaniose. En l’absence de traitement, cette maladie est potentiellement mortelle pour le chien.
En piquant les chiens, les moustiques peuvent leur transmettre des maladies parasitaires telles que la dirofilariose (vers du cœur). Ces maladies progressent avec la multiplication des moustiques.
Dans le sud-est de la France, les moustiques peuvent être vecteurs de la dirofilariose, une maladie causée par des vers qui s’installent sous la peau. Plus grave, les vers peuvent se loger dans les vaisseaux du cœur et perturber le fonctionnement cardiaque.
Pour protéger les chiens des insectes volants, il est recommandé d’utiliser des produits répulsifs adaptés et de garder les chiens à l’intérieur du crépuscule au matin dans les régions à risque. La prévention peut être couplée à la vaccination. Pour protéger votre chien au mieux contre la leishmaniose, parlez-en à votre vétérinaire.
Protéger votre animal contre les puces et les tiques implique d’utiliser un produit spécifique. Attention, les tiques ne sont pas des insectes (comme les puces) mais des acariens et les produits anti-puces ne sont pas tous efficaces contre les tiques.
Les produits anti-puces et anti-tiques sont disponibles sous de nombreuses formes : sprays, colliers, pipettes ou comprimés. Certains peuvent permettre de protéger efficacement l’animal pendant au moins un mois. Demandez conseil à votre vétérinaire pour choisir la forme d’administration la mieux adaptée à votre animal.
L’Esccap*, association indépendante scientifique à but non lucratif qui rédige et diffuse des recommandations pour le traitement et la prévention des principales parasitoses internes et externes des animaux de compagnie, recommande d’ailleurs d’effectuer un contrôle régulier de l’infestation par les puces toute l’année.
*Esccap : European Scientific Counsel Companion Animal Parasites.
Lorsque l'on est allergique aux acariens de la poussière de maison, même après un ménage rigoureux, il existe toujours des allergènes d'acariens présents dans l'environnement. Par conséquent, ce n'est pas la qualité du ménage qui est en cause, mais l'héritage génétique du chien.
Non un chien atopique n'est pas contagieux, même lorsque sa peau est infectée.
Même si votre chat vit strictement à l’intérieur, il a besoin d’être vacciné. Contrairement à une idée fausse, ces chats ne sont pas exempts de rencontrer des agents infectieux. Un chat d’appartement peut contracter, par exemple, la panleucopénie infectieuse (ou typhus du chat) sans avoir été en contact direct avec un animal malade. Ce virus résiste dans le milieu extérieur et peut être transmis par l’intermédiaire d’un objet contaminé.
